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Recruter un salarié algérien : le guide employeur (accord de 1968)
Recruter un salarié algérien obéit à des règles à part : l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non le CESEDA de droit commun. Le titre est le certificat de résidence et l’autorisation de travail reste requise. Voici la marche à suivre, sans confusion, pour l’employeur.
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- Tension
- Cadre juridique dédié — accord franco-algérien du 27 décembre 1968
- Délai de recrutement
- Introduction depuis l’Algérie : plusieurs mois (autorisation de travail + visa)
Quel régime encadre le recrutement d’un salarié algérien ?
Le séjour et le travail des ressortissants algériens sont régis exclusivement par l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 (modifié par trois avenants, en 1985, 1994 et 2001), et non par le CESEDA applicable aux autres pays tiers. Concrètement, un salarié algérien n’a pas le même titre de séjour qu’un salarié d’un autre pays : les règles « de droit commun » que vous avez pu lire ailleurs ne s’appliquent pas à lui.
Le titre délivré est le certificat de résidence algérien : un certificat d’un an portant la mention « salarié » pour l’emploi, et un certificat de dix ans comme titre durable. Un salarié algérien ne reçoit donc ni visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS), ni carte de séjour « salarié » de droit commun, ni carte de séjour pluriannuelle — ces titres, créés dans le CESEDA, ne lui sont pas ouverts. C’est la principale source d’erreur dans les recrutements.
Avant d’aller plus loin, situez ce cas dans notre guide général pour recruter un travailleur étranger, puis reportez-vous au titre de séjour salarié côté employeur pour comprendre ce que le droit commun prévoit — et donc ce qui diffère pour un Algérien.
Accord de 1968 ou droit commun : quelles différences pour l’employeur ?
La différence n’est pas cosmétique : elle change le titre de séjour, sa durée et les dispositifs accessibles. Ce tableau oppose le régime algérien (accord de 1968) au droit commun (CESEDA) applicable aux autres ressortissants de pays tiers.
| Critère | Salarié algérien — accord de 1968 | Autre pays tiers — droit commun (CESEDA) |
|---|---|---|
| Texte applicable | Accord franco-algérien du 27 décembre 1968 (+ avenants 1985, 1994, 2001) | CESEDA (droit commun) |
| Titre de séjour pour travailler | Certificat de résidence algérien « salarié » (1 an) | VLS-TS puis carte de séjour « salarié » |
| Titre pluriannuel (2 à 4 ans) | Non applicable — renouvellement annuel du certificat | Carte de séjour pluriannuelle |
| Titre longue durée | Certificat de résidence de 10 ans | Carte de résident |
| « Passeport talent » | Non applicable aux Algériens | Oui, sous conditions (rémunération / diplôme) |
| Autorisation de travail (1re entrée par le travail) | Requise | Requise |
| Liste des « métiers en tension » | Pas de dispositif dédié équivalent | Accès facilité (art. L.414-13 CESEDA) |
| Visite médicale + introduction OFII | Oui | Oui |
Régime algérien fixé par l’accord de 1968, source exclusive ; les titres de droit commun (VLS-TS, carte pluriannuelle, passeport talent) ne s’y substituent pas. ObjectiFrance pilote la procédure applicable — et, dans tous les cas, le candidat postule gratuitement (article L5321-3).
Faut-il une autorisation de travail pour embaucher un Algérien ?
Oui. Pour une première admission au séjour par le travail, l’autorisation de travail reste exigée, exactement comme pour les autres pays tiers. C’est l’employeur qui dépose la demande ; l’administration (DREETS) l’instruit en tenant compte notamment de la situation de l’emploi et d’une rémunération au moins égale au SMIC. La marche à suivre est détaillée dans notre page autorisation de travail d’un étranger.
Point de vigilance décisif pour ce dossier : parce que la situation des Algériens relève de l’accord de 1968, l’inscription du poste sur la liste des métiers en tension ne leur ouvre pas le dispositif facilité réservé au droit commun. Ne partez donc jamais du principe que la situation de l’emploi serait, de ce seul fait, inopposable à un candidat algérien : le dossier doit être motivé au fond. Dans la même logique, un salarié algérien n’accède pas au « passeport talent », qui est une création du CESEDA sans équivalent dans l’accord.
En pratique, cela n’empêche pas de recruter — cela impose de construire un dossier solide (offre réelle, rémunération conforme, adéquation profil/poste) plutôt que de compter sur un automatisme qui n’existe pas pour ce régime.
Comment recruter un salarié algérien : la procédure étape par étape
La marche à suivre dépend d’abord de la situation du candidat (déjà en France ou introduction depuis l’Algérie). Voici l’enchaînement type d’une embauche pilotée dans les règles de l’accord de 1968 :
- Vérifier la situation du candidat — déjà en France avec un certificat de résidence « salarié » en cours de validité ? L’embauche suit les formalités classiques. Sinon, il s’agit d’une introduction depuis l’Algérie.
- Établir le contrat et l’offre d’emploi — poste, durée, rémunération au moins égale au SMIC : ce sont les pièces qui fondent la demande d’autorisation de travail.
- Déposer la demande d’autorisation de travail — sur la plateforme numérique du ministère de l’Intérieur ; l’instruction relève de la DREETS. C’est l’employeur qui est à l’initiative.
- Visa de long séjour et certificat de résidence — après accord, le consulat délivre le visa ; le certificat de résidence « salarié » (1 an) est ensuite établi. Visite médicale et taxe employeur relèvent de l’OFII.
- Boucler les formalités d’embauche communes — DPAE, contrat écrit, visite d’information et de prévention : identiques à toute embauche en France, une fois le droit au travail acquis.
Certificat de résidence : que doit anticiper l’employeur ?
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ObjectiFrance source des candidats algériens qualifiés et pilote la procédure de l’accord de 1968 de bout en bout : cadrage du poste, dossier d’autorisation de travail, coordination avec l’opérateur public algérien de l’emploi (ANEM), visa, certificat de résidence et introduction OFII. Vous recevez un candidat présélectionné et une procédure conforme, sans avoir à démêler vous-même un régime juridique qui n’est pas celui des autres pays.
Côté coût, la logique est claire : vous ne payez rien à ce stade — ni abonnement, ni frais « à l’embauche », et le candidat postule gratuitement — le placement est gratuit pour la personne en recherche d’emploi (article L5321-3 du Code du travail). Enfin, si vous comparez les nationalités du Maghreb, sachez que les règles diffèrent : voyez recruter un salarié marocain et recruter un salarié tunisien, qui relèvent d’autres cadres que l’accord franco-algérien.
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Questions fréquentes
Quel régime encadre le recrutement d’un salarié algérien ?
Accord de 1968 ou droit commun : quelles différences pour l’employeur ?
Faut-il une autorisation de travail pour embaucher un Algérien ?
Comment recruter un salarié algérien, étape par étape ?
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Sources & transparence
- Légifrance — accord franco-algérien du 27 décembre 1968 — régime spécifique de séjour et de travail des ressortissants algériens (certificat de résidence)(vérifié le 07/07/2026)
- ANEM — Agence nationale de l’emploi (Algérie) — recrutement de candidats algériens via l’opérateur public(vérifié le 07/07/2026)
- Ministère de l’Intérieur — Autorisation de travail (étranger) — demande d’autorisation de travail par l’employeur (plateforme numérique)(vérifié le 07/07/2026)
- OFII — Immigration professionnelle — procédure d’introduction, taxe employeur et visite médicale(vérifié le 07/07/2026)
- service-public.fr — Carte de séjour « salarié » / « travailleur temporaire » — titre de séjour délivré au salarié étranger et VLS-TS(vérifié le 07/07/2026)
- Légifrance — arrêté « métiers et zones en tension » — liste des métiers en tension ouvrant l’autorisation de travail facilitée (art. L.414-13 CESEDA)(vérifié le 07/07/2026)
- service-public.fr — Carte de séjour « passeport talent » — conditions du passeport talent salarié qualifié (seuils de rémunération)(vérifié le 07/07/2026)
- entreprendre.service-public.fr — Embaucher un salarié — formalités d’embauche (DPAE, contrat, visite médicale)(vérifié le 07/07/2026)
- Légifrance — article L5321-3 du Code du travail — gratuité obligatoire du placement pour la personne en recherche d’emploi(vérifié le 07/07/2026)
Page mise à jour le 7 octobre 2026 — relue le 7 juillet 2026 — relue par Maître Crudo, Avocat au barreau d'Aix-en-Provence. Pour toute évolution réglementaire postérieure, vérifiez les sources primaires officielles.
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