Espace employeurs · ObjectiFrance

Taxe employeur pour un salarié étranger : le barème 2026

L’employeur qui obtient une première autorisation de travail pour un salarié étranger doit acquitter une taxe. Pour un contrat de plus de douze mois, elle représente 55 % du salaire brut mensuel, dans la limite de deux fois et demie le SMIC. Pour un contrat de trois à douze mois, elle est forfaitaire. Elle est à la charge exclusive de l’employeur.

Chiffres vérifiés le 13 septembre 2026 · relu par Maître Crudo, Avocat au barreau d'Aix-en-Provence.

Tension
À budgéter dès le cadrage du recrutement
Délai de recrutement
Exigible lors de la première autorisation de travail
Déposer une offre gratuitementÊtre rappelé

Recrutement à l’étranger géré · candidat 100 % gratuit.

Ce qu’il faut retenir

Le fondement, l’obligation, le risque et la preuve qui vous protège.

PointRéponse
Sur quel texte ?Articles L. 436-10 à L. 436-13 du CESEDA ; doctrine fiscale BOFiP ; recouvrement par la DGFiP
Qui est concerné ?L’employeur qui embauche pour la première fois un salarié étranger nécessitant une autorisation de travail, ainsi que celui qui accueille un salarié détaché par une entreprise non établie en France
Quelle obligation ?Acquitter la taxe selon le barème applicable à la durée du contrat et au salaire versé
Que risque-t-on ?Recouvrement forcé par l’administration fiscale, majorations et pénalités de retard
Qu’est-ce qui vous protège ?Budgéter la taxe dès le cadrage du poste et vérifier le barème de l’année en cours avant de s’engager

Synthèse à jour à la date de relecture indiquée en bas de page. Les montants et délais réglementaires étant révisables, vérifiez la version en vigueur sur Légifrance avant de vous engager.

Qui doit cette taxe, et à quel moment ?

La taxe est due par l’employeur qui embauche un travailleur étranger pour lequel une première autorisation de travail est délivrée. Historiquement appelée « taxe OFII », elle est aujourd’hui prévue par les articles L. 436-10 à L. 436-13 du CESEDA et recouvrée par la direction générale des finances publiques. Le changement d’organisme de recouvrement explique que beaucoup d’employeurs cherchent encore une « taxe OFII » qui n’existe plus sous ce nom.

Elle vise également l’employeur qui accueille un salarié détaché temporairement par une entreprise non établie en France — un cas fréquemment oublié dans les opérations de détachement.

Point capital : la taxe est à la charge exclusive de l’employeur et ne peut en aucun cas être répercutée sur le salarié, ni directement, ni par une retenue sur salaire, ni par un remboursement demandé au candidat. Une telle répercussion serait doublement fautive : au regard du régime de la taxe, et au regard de l’article L5321-3 du code du travail, qui impose la gratuité du placement pour la personne en recherche d’emploi.

Quel est le barème 2026 de la taxe employeur ?

Le montant dépend de deux paramètres : la durée du contrat et le niveau de rémunération. Le barème est millésimé — celui-ci vaut pour 2026.

Durée du contratRémunérationMontant de la taxe
De 3 à 12 moisInférieure ou égale au SMIC74 €
De 3 à 12 moisComprise entre 1 et 1,5 SMIC210 €
De 3 à 12 moisSupérieure à 1,5 SMIC300 €
Plus de 12 moisQuel que soit le niveau55 % du salaire brut mensuel, dans la limite de 2,5 fois le SMIC — soit un plafond de 2 567,15 € par embauche depuis la revalorisation du SMIC au 1ᵉʳ juin 2026

Barème applicable en 2026, indexé sur le SMIC : il évolue à chaque revalorisation. Vérifiez le montant en vigueur (articles L. 436-10 et suivants du CESEDA, doctrine BOFiP) avant d’arrêter votre budget. Les contrats de moins de trois mois relèvent d’un régime distinct.

Comment budgéter le coût réel d’un recrutement à l’étranger ?

La taxe n’est qu’une ligne parmi d’autres, et rarement la plus lourde. Le coût complet d’une introduction depuis l’étranger comprend : le salaire chargé (charges patronales de l’ordre de 40 à 45 % du brut), la taxe employeur détaillée ci-dessus, les frais de procédure (traductions, légalisations, envois), les frais de voyage et d’installation lorsque vous les prenez en charge, et le temps interne consacré au dossier.

Pour un poste rémunéré au SMIC en CDI, la taxe se situe autour de mille euros ; pour un cadre bien payé, elle atteint le plafond. Rapporté au coût annuel du poste, cela reste marginal — et c’est sans commune mesure avec le coût d’une contribution spéciale en cas d’irrégularité.

Le panorama complet, avec les autres postes de dépense et les ordres de grandeur, figure dans notre guide coût d’un recrutement à l’étranger. La présente page se concentre sur la taxe elle-même : son barème, son exigibilité et ses cas d’application.

Dans quels cas la taxe n’est-elle pas due ?

Tous les recrutements de salariés étrangers ne déclenchent pas la taxe. Les principaux cas où elle ne s’applique pas :

  • Le salarié détient déjà un titre l’autorisant à travailler — carte de résident, carte « vie privée et familiale », statut de réfugié : aucune autorisation de travail n’est délivrée, donc pas de taxe. Voir les titres dispensés d’autorisation.
  • Le salarié est ressortissant de l’UE, de l’EEE ou de Suisse — la libre circulation exclut toute autorisation de travail — voir embaucher un ressortissant UE.
  • Il s’agit d’un renouvellement, non d’une première autorisation — la taxe est liée à la première délivrance ; les renouvellements suivent un régime distinct.
  • Le stage conventionné — un stage n’étant pas un contrat de travail, il ne donne pas lieu à autorisation de travail — voir accueillir un stagiaire étranger.
  • Les contrats de très courte durée — les contrats inférieurs à trois mois relèvent d’un régime spécifique : vérifiez le cas applicable avant de conclure.

Interdiction absolue : faire payer le salarié

Ressource employeur gratuite

Recevez le kit « employeur en règle »

Laissez votre email : on vous envoie le modèle de demande de vérification au préfet, la liste des documents à conserver et le mémo des sanctions encourues. Avec la fiche de budget « coût réel d’une introduction ».

  • Le modèle de demande d’authentification du titre auprès de la préfecture
  • La liste des pièces à conserver au registre unique du personnel
  • Le mémo « que faire en cas de contrôle »

Vos données sont traitées selon notre politique de confidentialité. Aucun engagement.

Questions fréquentes

Qui doit la taxe employeur pour un salarié étranger, et à quel moment ?
L’employeur qui obtient une première autorisation de travail pour un salarié étranger, ainsi que celui qui accueille un salarié détaché par une entreprise non établie en France. Prévue par les articles L. 436-10 à L. 436-13 du CESEDA, elle est recouvrée par la direction générale des finances publiques.
Quel est le barème 2026 de la taxe employeur ?
Pour un contrat de trois à douze mois : 74 € si le salaire est inférieur ou égal au SMIC, 210 € entre 1 et 1,5 SMIC, 300 € au-delà. Pour un contrat de plus de douze mois : 55 % du salaire brut mensuel dans la limite de 2,5 fois le SMIC, soit un plafond de 2 567,15 € par embauche depuis la revalorisation du SMIC au 1ᵉʳ juin 2026.
Comment budgéter le coût réel d’un recrutement à l’étranger ?
Au salaire chargé (40 à 45 % de charges patronales) s’ajoutent la taxe employeur, les frais de procédure (traductions, légalisations), les frais de voyage et d’installation éventuellement pris en charge, et le temps interne consacré au dossier.
Dans quels cas la taxe n’est-elle pas due ?
Lorsque le salarié détient déjà un titre l’autorisant à travailler, lorsqu’il est ressortissant de l’UE, de l’EEE ou de Suisse, lorsqu’il s’agit d’un renouvellement et non d’une première autorisation, pour un stage conventionné, et pour les contrats de très courte durée qui relèvent d’un régime distinct.
La taxe peut-elle être répercutée sur le salarié ?
Non, en aucun cas. Elle est à la charge exclusive de l’employeur. La faire supporter au salarié par retenue, avance ou « frais de dossier » est illégal et contrevient également à l’article L5321-3 du code du travail sur la gratuité du placement.
Pourquoi parle-t-on encore de « taxe OFII » ?
Par habitude : la taxe était autrefois recouvrée par l’OFII. Elle relève désormais des articles L. 436-10 à L. 436-13 du CESEDA et son recouvrement est assuré par la direction générale des finances publiques. Le nom a changé, l’obligation demeure.

Sources & transparence

Page mise à jour le 7 octobre 2026 — relue le 9 août 2026 — relue par Maître Crudo, Avocat au barreau d'Aix-en-Provence. Pour toute évolution réglementaire postérieure, vérifiez les sources primaires officielles.

Chiffrez votre recrutement à l’étranger

Déposez votre offre, recevez des candidats qualifiés et présélectionnés — ObjectiFrance gère même le recrutement à l’étranger pour les métiers en tension. Et côté candidat, c’est 100 % gratuit : des profils motivés, jamais retenus par un coût.

Une question avant de vous lancer ? Réponse sous 48 h ouvrées : contact@objectifrance.com.