Espace employeurs · ObjectiFrance

Le registre unique du personnel : ce qu’il doit contenir

Le registre unique du personnel est obligatoire dès le premier salarié. Il retrace, dans l’ordre des embauches et de façon indélébile, l’identité de toutes les personnes employées dans l’établissement. C’est l’une des premières pièces demandées lors d’un contrôle, et l’une des plus simples à tenir — à condition de connaître les mentions exigées.

Chiffres vérifiés le 10 août 2026.

Seuil d’obligation
Dès 1 salarié
Un registre par lieu de travail
Par établissement
Conservation après le départ du salarié
5 ans
Déposer une offreÊtre rappelé

Recrutement à l’étranger géré · candidat 100 % gratuit.

Qui doit tenir un registre unique du personnel ?

Tout employeur, dès la première embauche, et pour chaque établissement. Il n’existe ni seuil d’effectif ni exception liée à la nature de l’activité : une entreprise d’un seul salarié y est tenue.

Le registre retrace les personnes employées dans l’établissement, dans l’ordre des embauches et de façon indélébile. Il inclut non seulement les salariés de l’entreprise mais aussi, selon des modalités propres, les salariés mis à disposition, les stagiaires et les personnes en immersion.

Il peut être tenu sur support papier ou sous forme numérique, à condition dans ce dernier cas de garantir des conditions de nature à assurer l’intégrité et la conservation des données. Une simple liste modifiable dans un tableur ne satisfait pas à cette exigence.

Quelles mentions doivent y figurer ?

Les mentions à porter pour chaque personne. Les deux dernières lignes concernent spécifiquement les travailleurs étrangers et les catégories particulières.

MentionPrécision
Nom et prénomsDans l’ordre des embauches
NationalitéMention obligatoire
Date de naissance—
Sexe—
Emploi et qualificationTels que définis au contrat
Dates d’entrée et de sortiePortées au moment où elles interviennent
Type de contratMention particulière pour les contrats à durée déterminée, temps partiel, apprentissage
Travailleurs étrangersType et numéro d’ordre du titre valant autorisation de travail
Personnes mises à disposition, stagiairesPortées dans une partie spécifique du registre

Pour les travailleurs étrangers, une copie du titre autorisant à travailler est en outre conservée : c’est une obligation distincte de la mention au registre.

Combien de temps faut-il le conserver ?

Les mentions relatives à un salarié sont conservées pendant cinq années à compter de la date à laquelle il a quitté l’établissement. Cette durée ne se confond pas avec celle applicable aux bulletins de paie ou aux autres documents sociaux, qui obéissent à leurs propres règles.

La conséquence pratique est qu’un registre ne se « purge » pas au départ des salariés : il s’accumule. C’est une raison supplémentaire de le tenir sous une forme structurée dès le départ plutôt que de le reconstituer au moment d’un contrôle.

Le registre est tenu à la disposition des agents de contrôle — inspection du travail, URSSAF — ainsi que, pour les mentions les concernant, des salariés et de leurs représentants. Voir les pièces demandées en contrôle.

Comment le tenir sans erreur ?

Six règles. La troisième est celle qui produit le plus d’irrégularités constatées, parce qu’elle suppose une mise à jour au fil de l’eau.

  1. Ouvrir un registre par établissement — Et non un registre unique pour l’entreprise si elle compte plusieurs lieux de travail.
  2. Porter les mentions dans l’ordre des embauches, de façon indélébile — Pas de suppression ni de réécriture : les corrections se font par mention rectificative.
  3. Inscrire l’entrée le jour de l’embauche et la sortie le jour du départ — Une mise à jour différée est la cause la plus fréquente d’écart constaté en contrôle.
  4. Compléter les mentions propres aux travailleurs étrangers — Type et numéro du titre, et conservation de la copie. Voir la vérification préalable du titre.
  5. Ne pas oublier stagiaires et personnes mises à disposition — Ils figurent dans une partie spécifique, souvent omise.
  6. Conserver cinq ans après le départ — Et rendre le registre accessible aux agents de contrôle sur simple demande.

Que risque-t-on en l’absence de registre ?

L’absence de registre, son caractère incomplet ou sa non-présentation aux agents de contrôle est sanctionnée par une amende, appliquée autant de fois qu’il y a de personnes concernées. Sur un effectif significatif, le cumul devient rapidement substantiel.

Le risque le plus sérieux n’est cependant pas l’amende : c’est ce que l’absence de registre laisse supposer. Un employeur qui ne peut présenter le registre est en difficulté pour démontrer la régularité de ses embauches, ce qui alimente une présomption défavorable en matière de travail dissimulé. Voir les sanctions du travail dissimulé.

À l’inverse, un registre correctement tenu est l’une des pièces qui établit le plus simplement la régularité de la situation, notamment pour les travailleurs étrangers. Voir le contrôle de la main-d’œuvre étrangère.

Les mentions propres aux travailleurs étrangers

Pour chaque travailleur étranger, le registre doit porter le type et le numéro d’ordre du titre valant autorisation de travail. Cette mention s’ajoute à celles exigées pour tout salarié et figure parmi les premiers points vérifiés en contrôle.

S’y ajoute une obligation distincte, souvent confondue avec la précédente : la conservation d’une copie du titre. La mention au registre ne dispense pas de la copie, et la copie ne dispense pas de la mention. Voir la vérification du titre avant l’embauche.

Ces deux éléments constituent, avec la preuve de la vérification préalable auprès de l’administration, le socle qui établit la régularité de vos embauches. Voir le contrôle de la main-d’œuvre étrangère, les sanctions de l’emploi d’un étranger sans titre et recruter un travailleur étranger.

Un dernier réflexe utile : conservez la copie du titre et la preuve de la vérification préalable dans le même dossier que le registre. Ces trois éléments sont demandés ensemble, et les chercher séparément le jour du contrôle est ce qui donne l’impression d’une tenue approximative.

Un dernier repère pratique : le registre est également consultable, pour les mentions les concernant, par les salariés et leurs représentants. Cette accessibilité fait partie de l’obligation et suppose que le support choisi le permette réellement, ce qui écarte de fait un fichier stocké sur un poste personnel sans accès organisé.

L’erreur la plus fréquente : reconstituer le registre pour le contrôle

À emporter

Le modèle de registre unique du personnel

Les colonnes à reprendre. À tenir dans l’ordre des embauches, sans suppression de ligne.

ColonneContenu attendu
N° d’ordreNuméro séquentiel d’embauche
Nom et prénomsÉtat civil complet
NationalitéMention obligatoire
Date de naissanceJJ/MM/AAAA
Sexe—
EmploiIntitulé du poste
QualificationTelle que définie au contrat
Date d’entréeJour de la prise de poste
Date de sortieJour du départ effectif
Type de contratCDI, CDD, apprentissage, temps partiel, mise à disposition
Titre autorisant à travaillerType et numéro d’ordre, pour les travailleurs étrangers

Deux parties distinctes : les salariés de l’établissement d’une part, les stagiaires et personnes mises à disposition d’autre part. Conservation cinq ans après le départ.

Vérifier à la source

Les barèmes et les textes évoluent. Ces liens mènent directement aux pages officielles qui font foi.

Questions fréquentes

Qui doit tenir un registre unique du personnel ?
Tout employeur dès la première embauche, et pour chaque établissement, sans seuil d’effectif ni exception liée à l’activité. Il inclut les salariés, les personnes mises à disposition, les stagiaires et les personnes en immersion, ces dernières dans une partie spécifique.
Quelles mentions doivent y figurer ?
Nom et prénoms, nationalité, date de naissance, sexe, emploi et qualification, dates d’entrée et de sortie, type de contrat avec mentions particulières, et pour les travailleurs étrangers le type et le numéro d’ordre du titre valant autorisation de travail.
Combien de temps faut-il le conserver ?
Les mentions relatives à un salarié sont conservées cinq années à compter de son départ de l’établissement. Cette durée est distincte de celles applicables aux bulletins de paie et aux autres documents sociaux.
Comment le tenir sans erreur ?
Ouvrir un registre par établissement, porter les mentions dans l’ordre des embauches et de façon indélébile, inscrire entrée et sortie le jour même, compléter les mentions propres aux travailleurs étrangers, ne pas oublier stagiaires et personnes mises à disposition, et conserver cinq ans.
Que risque-t-on en l’absence de registre ?
Une amende appliquée autant de fois qu’il y a de personnes concernées. Le risque principal est cependant probatoire : ne pas pouvoir présenter le registre rend difficile la démonstration de la régularité des embauches et alimente une présomption défavorable.

Sources & transparence

Page mise à jour le 10 août 2026 Pour toute évolution réglementaire postérieure, vérifiez les sources primaires officielles.

Un poste à pourvoir ? Déposez votre offre gratuitement.

Déposez votre offre, recevez des candidats qualifiés et présélectionnés — ObjectiFrance gère même le recrutement à l’étranger pour les métiers en tension. Et côté candidat, c’est 100 % gratuit : des profils motivés, jamais retenus par un coût.

Une question avant de vous lancer ? Réponse sous 48 h ouvrées : contact@objectifrance.com.