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Attestation employeur, promesse d'embauche, CERFA : quel document pour quel dossier ?

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Chaque fondement appelle son document : le L. 435-4 (métiers en tension) repose sur vos bulletins passés et n'exige aucun engagement de l'employeur ; le L. 435-1 (AES circulaire) attend un contrat ou une promesse d'embauche et le formulaire CERFA d'autorisation de travail ; l'introduction d'un salarié depuis l'étranger passe, elle, par une demande d'autorisation déposée par l'employeur. Confondre ces documents fait échouer des dossiers solides : cette page les distingue un par un, avec qui signe quoi, quand.

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Quel document employeur pour quel fondement ?

Réponse directe : le tableau croise les quatre parcours principaux et le document attendu de l'employeur :

Votre parcoursDocument(s) employeur attendusCe que l'employeur s'engage à faire
Régularisation L. 435-4 (métiers en tension)Aucun document obligatoire : vos 12 mois de bulletins font foiRien — c'est la force de ce fondement, détaillé sur la page dédiée
Régularisation L. 435-1 (AES « circulaire »)Contrat de travail ou promesse d'embauche + formulaire CERFA de demande d'autorisation de travailEmployer réellement au poste déclaré ; l'engagement est vérifié
Introduction d'un salarié depuis l'étranger (visa salarié)Demande d'autorisation de travail déposée par l'employeur sur la plateforme du ministèreConduire la procédure, payer la taxe OFII à l'arrivée
Preuve d'activité passée (tout fondement)Attestation de travail ou certificat de travailAttester des périodes réellement travaillées — sans engagement futur

Le CERFA de demande d'autorisation de travail est aujourd'hui dématérialisé sur la plateforme du ministère de l'Intérieur ; le terme « CERFA » reste utilisé au guichet. Vérifié le 30 juillet 2026.

L'attestation de travail : la preuve du passé, sans engagement

L'attestation de travail (ou attestation d'emploi) est un écrit par lequel l'employeur certifie que vous travaillez ou avez travaillé chez lui : identité, poste occupé, dates, éventuellement volume horaire. Elle ne l'engage à rien pour l'avenir — c'est ce qui la rend facile à obtenir, y compris d'un ancien employeur. Dans un dossier, elle corrobore les bulletins et aide à établir l'intitulé réel du poste, décisif quand la liste de l'arrêté du 21 mai 2025 est en jeu — voir la liste des métiers en tension et, si vos bulletins sont défaillants, bulletins non conformes.

Le certificat de travail, lui, est le document obligatoire remis à la fin de tout contrat : dates d'entrée et de sortie, nature des emplois occupés. Réclamez-le systématiquement à chaque fin de mission — même courte, même en intérim : mis bout à bout, ces certificats reconstituent une carrière entière, précieuse pour les preuves de présence comme pour les périodes d'activité. Un employeur qui refuse de le délivrer s'expose aux prud'hommes.

La promesse d'embauche : l'engagement conditionnel qui a ses règles

La promesse d'embauche formalise l'engagement d'un employeur à vous recruter — pour une personne sans titre, elle est nécessairement conditionnelle : la prise de poste est subordonnée à l'obtention de l'autorisation de travail. Ses mentions utiles (poste avec l'intitulé exact, salaire, durée, date d'effet conditionnée), sa valeur juridique et ses pièges sont détaillés sur la page de référence promesse d'embauche et régularisation ; retenez ici sa place dans l'architecture : elle sert le fondement L. 435-1 et les changements d'orientation professionnelle, pas le L. 435-4.

Erreur fréquente et coûteuse : croire qu'une promesse d'embauche « manquante » bloque un dossier métiers en tension. C'est l'inverse : le L. 435-4 a précisément été conçu pour permettre au salarié de demander seul, sur la base de son activité passée — mécanisme expliqué sur régularisation sans accord de l'employeur. Si un agent ou un intermédiaire exige une promesse pour un dossier L. 435-4, la réponse se trouve sur dossier incomplet : pièces exigibles et abusives.

Le CERFA d'autorisation de travail : qui le remplit, quand, comment ?

Réponse directe : c'est un document de l'employeur, pas du salarié. Le circuit type pour une AES fondée sur l'emploi actuel ou futur :

  1. L'employeur renseigne la demande d'autorisation de travail — Sur la plateforme dématérialisée du ministère de l'Intérieur : identité de l'entreprise, poste, salaire, intitulé exact du métier. L'intitulé doit correspondre au travail réel — et, pour la voie en tension, à l'arrêté en vigueur.
  2. Vous joignez ce volet à votre dossier de séjour — La demande d'autorisation de travail accompagne la demande de titre : les deux s'instruisent ensemble. La composition complète est sur le dossier de régularisation.
  3. L'administration instruit — silence de 2 mois vaut rejet côté autorisation — Les services de main-d'œuvre étrangère vérifient la réalité de l'emploi et la conformité du salaire (au moins le SMIC pour un temps plein).
  4. En cas de peur de l'employeur, traitez la cause, pas le symptôme — Beaucoup d'employeurs hésitent à signer par méconnaissance des risques réels : les arguments qui rassurent sont sur rassurer son employeur, et le refus pur et simple a ses solutions sur employeur qui refuse de signer.

Comment articuler ces documents dans une stratégie cohérente ?

Le choix du document découle du fondement, jamais l'inverse. Vous avez 12 mois de bulletins sur 24 dans un métier listé et 3 ans de présence : le L. 435-4 s'impose, sans rien demander à l'employeur — conditions complètes sur la régularisation par le travail. Votre métier n'est pas listé mais votre employeur vous soutient : le L. 435-1 avec contrat ou promesse + CERFA est la voie, sous les critères de la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025. Vous êtes encore au pays : c'est l'introduction classique par le visa salarié, pilotée par l'employeur.

Dans tous les cas, la cohérence entre documents est scrutée : même intitulé de poste sur le contrat, les bulletins, l'attestation et le CERFA ; même salaire ; mêmes dates. Une divergence entre la promesse (« cuisinier ») et les bulletins (« plongeur ») vaut signalement. Avant le dépôt, relisez chaque document côte à côte — et faites-les relire par une permanence ou par un conseiller (Accompagnement en option, dès 89 €).

Une promesse d'embauche s'achète-t-elle ?

Questions fréquentes

Quel document employeur pour quel fondement ?
L. 435-4 (métiers en tension) : aucun — vos 12 mois de bulletins suffisent. L. 435-1 (AES circulaire) : contrat ou promesse d'embauche + CERFA d'autorisation de travail. Introduction depuis l'étranger : demande d'autorisation déposée par l'employeur. Attestation et certificat de travail prouvent, eux, le passé.
Qu'est-ce qu'une attestation de travail et à quoi sert-elle ?
Un écrit par lequel l'employeur certifie vos périodes et votre poste, sans engagement futur. Elle corrobore les bulletins et fixe l'intitulé réel du métier — décisif quand la liste de l'arrêté du 21 mai 2025 est en jeu.
Une promesse d'embauche est-elle obligatoire pour se régulariser ?
Non pour le L. 435-4, qui repose sur l'activité passée et permet de demander seul. Elle sert le L. 435-1 et les réorientations professionnelles. Exiger une promesse pour un dossier métiers en tension est une erreur — ou un signe d'interlocuteur mal informé.
Qui remplit le CERFA d'autorisation de travail ?
L'employeur, sur la plateforme dématérialisée du ministère de l'Intérieur : entreprise, poste, salaire, intitulé exact. Le silence de l'administration pendant 2 mois vaut rejet de la demande d'autorisation. Vous joignez ce volet à votre demande de titre.
Comment garantir la cohérence entre tous ces documents ?
Même intitulé de poste, même salaire et mêmes dates sur le contrat, les bulletins, l'attestation et le CERFA : toute divergence déclenche des vérifications. Relisez les documents côte à côte avant le dépôt, idéalement avec une permanence.
Une promesse d'embauche peut-elle s'acheter ?
Non : la promesse de complaisance est une fraude qui s'effondre au contrôle, et facturer la mise en relation à un candidat est interdit par l'article L5321-3 du Code du travail. Une promesse réelle se décroche en postulant dans les métiers qui recrutent.

Sources & transparence

Page mise à jour le 7 octobre 2026 — relue le 30 juillet 2026 — relue par Maître Crudo, Avocat au barreau d'Aix-en-Provence. Pour toute évolution réglementaire postérieure, vérifiez les sources primaires officielles.