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Attestation d'hébergement pour la préfecture : qui peut la faire et avec quelles pièces ?
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N'importe quelle personne majeure qui vous loge réellement — famille, ami, compagne ou compagnon — peut rédiger une attestation d'hébergement : une déclaration sur l'honneur, gratuite, accompagnée de sa pièce d'identité et d'un justificatif de domicile récent. À ne pas confondre avec l'attestation d'accueil, délivrée en mairie contre un timbre de 30 € pour les visas de court séjour. Cette page donne le contenu exact attendu, les pièces à joindre et les erreurs qui font rejeter le document.
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Attestation d'hébergement ou attestation d'accueil : laquelle vous concerne ?
La confusion est constante, y compris au guichet. L'attestation d'accueil est un document officiel délivré par la mairie, contre un timbre fiscal de 30 €, qu'un hébergeant demande pour recevoir un étranger lors d'un séjour touristique de moins de 90 jours : elle sert au visa de court séjour, pas à la régularisation. L'attestation d'hébergement, elle, est une simple déclaration sur l'honneur, gratuite, rédigée par la personne qui vous loge, qui sert de justificatif de domicile dans un dossier de titre de séjour.
Pour une demande de régularisation, c'est donc bien l'attestation d'hébergement qui est attendue, au titre du justificatif de domicile prévu par les textes (articles R. 431-12 et suivants du CESEDA). Elle s'insère dans le dossier décrit sur le dossier de régularisation en préfecture — et si personne ne peut vous héberger officiellement, des solutions existent, détaillées sur justifier son domicile sans bail et la domiciliation administrative.
Que doit contenir l'attestation d'hébergement, exactement ?
Réponse directe : une attestation complète tient en une page et contient, dans l'ordre :
- L'identité complète de l'hébergeant — Nom, prénoms, date et lieu de naissance, tels qu'ils figurent sur sa pièce d'identité — toute divergence entre l'attestation et la pièce jointe fait tiquer l'instructeur.
- L'adresse précise du logement — Identique à celle du justificatif de domicile joint : numéro, rue, bâtiment, étage le cas échéant, code postal et commune.
- Votre identité et la mention de l'hébergement « à titre gratuit » avec sa date de début — « J'atteste sur l'honneur héberger à mon domicile, à titre gratuit, M./Mme…, né(e) le…, depuis le… » : la date de début compte, car elle alimente votre chronologie de présence — voir prouver 3 ans de présence.
- La mention « pour servir et valoir ce que de droit », la date et la signature — La signature doit être manuscrite. La mention de l'article 441-7 du code pénal (fausse attestation) n'est pas obligatoire mais montre que l'hébergeant signe en connaissance de cause.
Quelles pièces l'hébergeant doit-il joindre ?
L'attestation seule ne vaut rien : ce sont les pièces jointes qui lui donnent sa force probante. Le trio attendu :
| Pièce | Exigence | Points de vigilance |
|---|---|---|
| Pièce d'identité de l'hébergeant (recto verso) | CNI, passeport ou titre de séjour en cours de validité | Un hébergeant étranger en situation régulière peut parfaitement attester ; sa carte de séjour fait foi |
| Justificatif de domicile de moins de 3 à 6 mois | Facture d'énergie, box internet, quittance de loyer, avis de taxe | L'adresse doit correspondre exactement à celle de l'attestation ; une facture au nom d'un tiers ne suffit pas |
| Le cas échéant, preuve du droit sur le logement | Bail ou titre de propriété — demandé par certaines préfectures | Un locataire peut héberger sans autorisation du propriétaire, sauf clause contraire ; vérifiez la pratique locale |
| Courrier à votre nom à cette adresse (recommandé en complément) | Relevé bancaire, courrier CPAM, téléphone… | Prouve que vous recevez effectivement du courrier à l'adresse déclarée : c'est le meilleur corroborant |
Exigences constatées dans les préfectures, vérifiées le 30 juillet 2026. Certains téléservices listent précisément leurs pièces : suivez la liste de votre préfecture quand elle existe.
Quels risques pour l'hébergeant — et pour vous ?
C'est la crainte qui bloque le plus d'hébergeants, et elle mérite une réponse honnête. Héberger gratuitement un proche en situation irrégulière, dans un cadre désintéressé, n'est pas poursuivi : la loi vise l'aide au séjour dans un but lucratif ou en bande organisée, et les poursuites contre l'entraide familiale ou amicale désintéressée sont exclues par le jeu des immunités et de la jurisprudence constitutionnelle sur la fraternité. Ce que l'hébergeant risque réellement, c'est la sanction de la fausse attestation (article 441-7 du code pénal) s'il atteste d'un hébergement fictif : il ne faut attester que ce qui est vrai.
Pour vous, le risque est symétrique : une attestation de complaisance à une adresse où vous ne vivez pas crée une incohérence que l'instruction détecte vite (courriers retournés, convocation manquée) et fragilise tout le dossier — les conséquences d'un courrier manqué sont décrites sur changement d'adresse pendant l'instruction. Une adresse réelle, même modeste, vaut toujours mieux qu'une adresse « propre » mais fictive. En cas de doute de la préfecture, une demande de pièces complémentaires arrive : la méthode de réponse est sur dossier incomplet.
L'hébergeant doit-il être français ou propriétaire ?
Ni l'un ni l'autre. L'hébergeant peut être français ou étranger — y compris titulaire d'une simple carte de séjour temporaire —, propriétaire ou locataire, membre de votre famille ou non. Ce qui compte : qu'il soit majeur, qu'il vous loge réellement, et que ses pièces (identité + justificatif de domicile) soient cohérentes. Un couple peut attester à deux signatures ; un hébergement en colocation s'accompagne utilement de l'attestation du colocataire titulaire du bail.
Cas particuliers fréquents : en foyer ou en résidence sociale, c'est le gestionnaire qui délivre une attestation de résidence ; à l'hôtel, une facture nominative détaillée en tient lieu ; sans domicile stable, la domiciliation administrative auprès d'un CCAS ou d'un organisme agréé remplace le justificatif classique. Et si votre situation d'hébergement évolue en cours d'instruction, signalez-le sans délai — la marche à suivre est sur déménager pendant l'instruction.
Faut-il « acheter » une attestation d'hébergement ?
Questions fréquentes
Quelle différence entre attestation d'hébergement et attestation d'accueil ?
Que doit contenir l'attestation d'hébergement ?
Quelles pièces l'hébergeant doit-il joindre ?
L'hébergeant risque-t-il quelque chose ?
L'hébergeant doit-il être français ou propriétaire ?
Peut-on acheter une attestation d'hébergement ?
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Sources & transparence
- CESEDA, articles R. 431-12 à R. 431-15 — Légifrance — Justificatif de domicile au nombre des pièces exigibles au dépôt d'une demande de titre(vérifié le 30/07/2026)
- Service-public.fr — Attestation d'accueil — Attestation d'accueil délivrée en mairie, timbre fiscal de 30 €, réservée aux séjours de moins de 90 jours(vérifié le 30/07/2026)
- Conseil constitutionnel — Décision n° 2018-717/718 QPC du 6 juillet 2018 (commentaire) — Principe de fraternité : exclusion des poursuites pour l'aide désintéressée au séjour(vérifié le 30/07/2026)
- Guide du Comede — Domiciliation — Alternatives de domiciliation pour les personnes sans hébergement attesté(vérifié le 30/07/2026)
- UNCCAS — La domiciliation des personnes en situation irrégulière (questions/réponses) — Domiciliation en CCAS ouverte aux personnes en situation irrégulière pour certaines démarches(vérifié le 30/07/2026)
Page mise à jour le 7 octobre 2026 — relue le 30 juillet 2026 — relue par Maître Crudo, Avocat au barreau d'Aix-en-Provence. Pour toute évolution réglementaire postérieure, vérifiez les sources primaires officielles.